Les attaques du rebelle s'insèrent dans un conflit cosmique,
une grande controverse, entre Jésus et Satan.
Apocalypse 12 expose ce terrible conflit.

Sur les photographies prises en 1918 dans la petite ville de Tobolsk, ils
apparaissent comme n'importe quelle famille unie, pendant leurs vacances :
deux parents affectueux, un garçon débordant d'énergie, quatre charmantes
jeunes filles.
Nicolas et Alexandra avaient toujours entouré leurs enfants d’affection,
mais voilà qu'à leur tour, ils étaient entourés par les gardes bolcheviks
dans ce coin reculé de la Sibérie. Ce père dévoué n’était nul autre que
Nicolas Romanov, le « tsar de toutes les Russies », que les révolutionnaires
communistes avaient contraint à abdiquer. Dernier représentant d'une longue
lignée de souverains, Nicolas ne monterait plus sur le trône de ce vaste
pays.
Mais l'abdication ne suffisait pas pour les responsables communistes. Ils
voulaient consolider leur position et ne laisser aucun rival susceptible
d’ébranler leur pouvoir absolu sur les millions de Russes. Et c'est ainsi
qu'une nuit de juillet, les gardes tirèrent les membres de cette famille de
leurs lits et les firent descendre dans la cave de la maison à la lueur des
flambeaux. Ils firent asseoir parents et enfants sur une rangée de chaises
placées contre le mur, puis braquèrent leurs pistolets contre eux. Le père
se leva pour parler, mais les gardes lui tirèrent une balle dans la tête.
Une rafale de coups de feu suivit. Bientôt le sang de Nicolas, d'Alexandra,
d'Alexis, d'Olga, de Maria, de Tatiana et d'Anastasia se mêla sur le sol
glacé.
L'assassinat des Romanov fut l'un des crimes les plus choquants du vingtième
siècle. Apocalypse 12 dévoile celui qui se cache derrière les crimes et la
cruauté qui ravagent notre monde en dénonçant un complot meurtrier dirigé
contre une famille céleste. L'assassin en puissance, c'est Satan, un rebelle
chassé du ciel, qui cherche diaboliquement à exercer sa vengeance. Il sait
qu'il ne pourra consolider son emprise sur ce monde qu’en éliminant Jésus,
le Messie, le seul capable de sauver l'humanité. Apocalypse 12 expose son
complot en langage symbolique.
La première scène montre l’image d’une mère, projetée sur un gigantesque
écran dans le ciel. Autour d'elle, le soleil, la lune et les étoiles
reflètent l'éclat de sa beauté. Elle crie, car les douleurs de l'enfantement
l’ont saisie. Satan apparaît alors sous la forme d'un dragon à sept têtes.
Il espère jouer le rôle de sage-femme afin de pouvoir tuer l'enfant dès sa
naissance.
Le bébé naît. Miraculeusement, l'enfant est arraché aux griffes du dragon,
puis enlevé vers le trône de Dieu et placé sous sa protection. Furieux,
Satan attaque la mère, mais elle s'enfuit dans un lieu de refuge que Dieu
lui a préparé. Ensuite, Satan s'en prend à ses autres enfants. Certains
survivent à ses attaques, d'autres sont blessés ou même tués. À la fin
toutefois, la mère et ses enfants survivants passent l'éternité avec Dieu.
Examinons maintenant les protagonistes de ce scénario :
La femme (la mère) représente l'Église pure de Dieu (2 Corinthiens 11:2).
Le bébé représente Jésus (Matthieu 1,2).
Le dragon représente Satan (Apocalypse 12:9).
Les enfants survivants représentent les disciples de Jésus (Apocalypse 12:17).
Satan harcèle et persécute le peuple de Dieu depuis toujours. Ses attaques
s'insèrent dans un conflit cosmique, une grande controverse, entre lui et
Jésus. Apocalypse 12 présente ce terrible conflit en soulignant quatre
épisodes dramatiques de l'histoire de la grande controverse. Étudions-les.